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DPE 2026 : quelles sont les nouvelles règles et leurs impacts pour les propriétaires ?

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29/1/2026
Sommaire
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Depuis le 1er janvier 2026, le mode de calcul du Diagnostic de Performance Energétique a évolué avec une modification clé du coefficient de conversion de l’électricité.

Le changement calcul du DPE, purement méthodologique, a des effets immédiats sur la note énergétique de nombreux logements, en particulier ceux chauffés à l’électricité. Sans travaux, certains biens peuvent changer de classe DPE, avec des impacts directs sur la vente, la location et la stratégie patrimoniale des propriétaires.

Comment évolue le calcul du DPE au 1er janvier 2026 ?

La principale évolution du 1er janvier 2026 concerne le coefficient de conversion de l’électricité utilisé dans le calcul du DPE. Jusqu’à présent, ce coefficient était fixé à 2,3, ce qui signifiait que pour 1 kWh d’électricité consommé, 2,3 kWh d’énergie primaire étaient comptabilisés. Cette valeur, historiquement élevée, pénalisait fortement les logements chauffés à l’électricité.

Depuis le 1er janvier 2026, ce coefficient est abaissé à 1,9, afin de s’aligner sur la valeur européenne. Cette harmonisation tient compte de l’évolution du mix électrique français, de plus en plus décarboné, et vise à rendre le DPE plus cohérent avec les réalités énergétiques actuelles.

Concrètement, cette modification entraîne une baisse mécanique de la consommation d’énergie primaire calculée pour les logements électriques, ce qui peut améliorer leur classe énergétique sans qu’aucuns travaux ne soient réalisés.

Pourquoi cette réforme bénéficie à de nombreux propriétaires ?

Cette évolution du mode de calcul a un impact direct sur des milliers de logements, en particulier les appartements et maisons chauffés principalement à l’électricité. Certains biens actuellement classés F ou G, considérés comme des « passoires énergétiques », pourraient ainsi passer en E, voire en D.

Cette réforme constitue donc un levier non négligeable, notamment pour les petits logements urbains chauffés à l’électricité, souvent pénalisés par l’ancien coefficient.

Mise à jour du DPE en 2026 : une démarche simple et gratuite pour les propriétaires

Pour les propriétaires, la démarche liée au nouveau coefficient de conversion est simple :

Les DPE ou audits énergétiques réalisés à compter du 1er janvier 2026 intègrent automatiquement le nouveau coefficient de conversion de l’électricité. Aucune démarche spécifique ne sera alors nécessaire pour les nouveaux diagnostics.

Les DPE déjà réalisés conservent leur validité légale de 10 ans. Toutefois, si le nouveau mode de calcul permet une amélioration du classement énergétique, il sera possible de mettre à jour gratuitement son DPE, sans nouvelle visite du diagnostiqueur.

Cette mise à jour pourra être effectuée directement sur le site de l’Observatoire DPE-Audit de l’Ademe. Le recalcul se fera à partir des données déjà collectées lors du diagnostic initial, ce qui simplifie considérablement la démarche pour les propriétaires concernés.

Les effets attendus de la réforme du DPE en 2026

Les conséquences de cette réforme sont multiples. À court terme, on peut s’attendre à une révision à la hausse du nombre de logements mieux classés, notamment dans les zones urbaines où le chauffage électrique est très répandu.

Cette évolution pourrait également :

Rééquilibrer la comparaison entre les différents modes de chauffage,

• Réduire la pression réglementaire sur certains propriétaires,

• Modifier les stratégies de rénovation énergétique, en recentrant les travaux sur l’isolation plutôt que sur le changement de système de chauffage.

Du côté du marché immobilier, cette réforme pourrait entraîner une revalorisation de certains biens aujourd’hui pénalisés par un DPE défavorable, sans pour autant remettre en cause les objectifs globaux de transition énergétique.

Notre solution de négociation immobilière notariale, Noty, vous donne la possibilité de mettre en vente ou à la location des biens immobiliers. Grâce à ce changement, certains biens vont voir leur note de DPE s’améliorer, ce qui va entrainer un levier d’opportunités pour vous et vos clients – les logements dit « passoire énergétique » pourront dorénavant se vendre ou se louer plus facilement. Depuis Noty, la note de DPE est automatiquement calculée selon les valeurs transmises par le diagnostiqueur, peu importe la nature du bien saisi dans le logiciel. Notre solution est mise à jour continuellement afin de prendre en compte les calculs des dernières réformes du DPE.

DPE : ce qui reste à venir après 2026

Au-delà de 2026, plusieurs pistes sont déjà évoquées par les pouvoirs publics et les acteurs du secteur. Parmi elles :

• Une meilleure prise en compte du confort d’été, dans un contexte de réchauffement climatique ;

• Des ajustements liés aux émissions de gaz à effet de serre ;

• Une harmonisation renforcée avec les normes européennes ;

• Et une articulation plus fine entre le DPE et les parcours de rénovation globale.

L’objectif reste le même : faire du DPE un outil toujours plus fiable, lisible et utile, à la fois pour les propriétaires, les locataires et les professionnels de l’immobilier.

Vers un DPE plus juste et plus cohérent

En abaissant le coefficient de conversion de l’électricité au 1er janvier 2026, le DPE évolue vers une approche plus réaliste et plus équitable. Sans nier la nécessité de rénover le parc immobilier français, cette réforme corrige un biais qui pénalisait injustement certains logements.

Pour les propriétaires, c’est une opportunité à ne pas négliger : mettre à jour son DPE en 2026, c’est anticiper les évolutions réglementaires et valoriser son bien dans un marché de plus en plus attentif à la performance énergétique.

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