
La loi de finances pour 2026 a instauré une nouvelle contribution forfaitaire de 50 € lors de l’introduction de certaines instances. Codifiée à l’article 1635 bis Q du Code général des impôts (CGI), cette contribution vise à participer au financement de l’aide juridictionnelle.
Cette nouvelle mesure s’applique aux instances introduites en matière civile et prud’homale devant le tribunal judiciaire ou le conseil de prud’hommes, à une date fixée par décret et, au plus tard, à compter du 1er mars 2026.
Concrètement, toute personne qui saisit l’une de ces juridictions doit en principe s’acquitter de ce droit fixe lors de l’introduction de l’instance.
La contribution est due par la partie qui introduit l’instance, c’est-à-dire le demandeur et elle est due une seule fois par instance même en cas de procédures successives devant la même juridiction.
Le paiement intervient au moment de la saisine de la juridiction, généralement lors du dépôt de la requête ou de l’assignation. Il s’effectue par voie électronique et prend la forme d’un timbre fiscal dématérialisé.
En pratique, ce timbre peut être acheté en ligne et joint au dossier de procédure.
Plusieurs catégories de personnes et de procédures sont exonérées de cette contribution. Sont notamment concernés :
Le paiement de la contribution constitue une condition de recevabilité de la demande. Toutefois, l’irrecevabilité ne peut pas être prononcée directement.
Le greffe doit d’abord inviter la partie concernée àrégulariser la situation dans un délai d’un mois. Ce n’est qu’à défaut de régularisation dans ce délai que la demande pourra être déclarée irrecevable.
L’instauration de cette contribution a pu susciter des interrogations quant à son impact sur l’accès au juge, certains pouvant y voir un frein.
C’est dans ce contexte que le Conseil constitutionnel a été saisi de la loi de finances pour 2026. Dans sa décision du 19 février 2026, il a jugé que ce dispositif ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit d’exercer un recours juridictionnel effectif ni au principe d’égalité devant les charges publiques (Cons. const., 19 févr. 2026, n° 2026-901 DC).
