
On me pose souvent la question : « Quel est le meilleur PMS pour un hôtel indépendant ? »
Avec le recul, je réponds toujours la même chose : le sujet n’est pas le choix du PMS, c’est la complexité opérationnelle quotidienne que l’on impose aux hôteliers.
Et ça, je peux en parler parce que je l’ai vécu.
Dans un hôtel indépendant, derrière l’accueil chaleureux et la fluidité du service, il y a souvent une équipe restreinte, polyvalente, sous tension. La direction a aussi un rôle commercial, la réception aide au petit-déjeuner, le ou la chef de réception gère les plannings, les OTA, les litiges, les encaissements et les clôtures.
Dans ce contexte, chaque minute compte.
Quand un outil complique une action simple comme changer une chambre, corriger une facture ou clôturer une journée, ce n’est pas qu’un détail technique, c’est une pression supplémentaire.
L’impatience du client qui attend pendant que l’on cherche comment faire une modification, devoir gérer une clôture qui ne tombe pas juste… ça use les équipes.
Pendant des années, on a fait croire aux hôteliers qu’il suffisait de choisir « le bon PMS » pour résoudre leurs problèmes.
Cloud, API, intelligence artificielle, marketplace, connecteurs…
Dans le bon contexte, tout cela a du sens.
Mais la vraie question est ailleurs : « Est-ce que l’outil simplifie réellement l’exploitation ? »
Un PMS peut sembler moderne sur le papier, cocher toutes les cases sur la plaquette et pourtant être complexe dans la réalité (et c’est bien la réalité qui compte).
Ce que j’observe souvent, c’est un empilement d’outils : PMS, channel manager, RMS, POS, logiciel spa, outil comptable. Chacun accomplit sa fonction, mais les échanges ne sont pas fluides. Alors on doit compenser humainement : on exporte, on rapproche, on vérifie, on recalcule.
Cette charge invisible pèse énormément sur l’exploitation.
Quand j’étais réceptionniste, je ne cherchais pas un logiciel impressionnant. Je voulais juste un outil qui me laisse travailler. Un outil avec lequel faire un check-in rapide, éditer une facture sans stress, clôturer ma journée sereinement.
Mais la simplicité semblait difficile à atteindre… et c’est cette frustration qui m’a poussé vers la technologie. L’envie et le besoin de résoudre les irritants du métier.
La complexité que vivent beaucoup d’hôteliers aujourd’hui n’est pas normale. Elle est le résultat d’outils pensés sans suffisamment d’ancrage terrain.
La vraie question n’est donc pas, « quel PMS choisir ? », mais, « est-ce que mon outil simplifie réellement ma journée ? »
Lorsque nous avons conçu Ulyses Suite, nous ne nous sommes pas demandé comment faire un « meilleur » PMS, nous nous sommes demandé comment simplifier concrètement l’exploitation.
Comment automatiser les tâches répétitives et supprimer les manipulations inutiles et les doubles saisies ? Comment faire circuler la donnée naturellement entre les différents systèmes ?
Bien sûr, Ulyses Suite est bâti dans le cloud et ouvert à l’écosystème existant. Mais ces caractéristiques ne sont pas une fin en soi. Ce qui compte, ce sont les effets sur le terrain.
Dans un boutique-hôtel parisien, l’automatisation intégrée a permis d’absorber une charge équivalente à un poste à la réception. Non pas pour réduire les équipes, mais pour soulager l’équipe déjà en poste et lui redonner du temps pour le client.
De mon point de vue, c’est cela la finalité d’un outil bien pensé, libérer les équipes.
La technologie ne doit pas être un sujet d’attention constant, elle doit s’effacer derrière le métier.
Le vrai luxe aujourd’hui pour un hôtelier indépendant n’est donc pas d’avoir le logiciel le plus innovant, mais d’avoir la maîtrise.
La maîtrise de ses opérations, de ses données, de son temps.
Je vous parle avec l’expérience de quelqu’un qui a été de l’autre côté du comptoir et qui a perdu beaucoup de temps à effectuer des tâches qui n’apportaient aucune valeur au client.
Si un outil oblige l’hôtelier à s’adapter à son fonctionnement, alors la relation est inversée.
L’outil doit être conçu pour s’adapter à la réalité de l’établissement.
🎧 Pour aller plus loin, regardez le podcast Dans 5 ans, gérer un hôtel sans PMS deviendra normal.
Philippe Guimard, invité de Tony Loeb de 10 minutes pour un hôtelier, y développe sa vision et son approche.
